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Pas d’inégalité : les femmes tirent autant parti que les hommes des effets bénéfiques du sport en termes de longévité (étude IRMES)

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Les effets bénéfiques du sport en termes de longévité

Les effets bénéfiques de l’activité physique sur la qualité et l’espérance de vie sont connus. De récentes études, menées par l’IRMES, ont montré que sa pratique, même de haut niveau, reste associée à des bénéfices importants, tels qu’une augmentation de la longévité chez les cyclistes du Tour de France et les rameurs de niveau olympique. Cette augmentation a été estimée à plus de 6 ans.

 Aucun impact n’avait cependant été démontré à ce jour sur la longévité des femmes pratiquant une activité sportive de haute intensité.

Une étude de l’IRMES, publiée ce mois-ci dans l’American Journal of Sports Medicine, décrit la durée de vie et les causes de décès de plus de 600 femmes et 1800 hommes, athlètes de haut niveau, ayant représenté la France aux Jeux Olympiques entre 1948 et 2010.

Juliana Antero-Jacquemin, qui a conduit cette étude très innovante dans ses méthodes et ses objectifs, démontre une mortalité globale féminine réduite de 50% qui se traduit, comme pour les hommes, par une augmentation de longévité, qu’on peut estimer supérieure ou égale à celle des cyclistes.

Les deux principales causes de décès des Olympiennes sont identiques à celles observées en population générale : cancers et maladies cardiovasculaires.

Chez les Olympiens, la réduction de la mortalité globale est également associée à une diminution significative de ces deux causes (-45%), avec un risque encore plus faible de maladies du système digestif (-48%), de troubles mentaux (-77%), de maladies du système respiratoire (-85%) et de maladies endocriniennes ou métaboliques (-88%).

Cette étude montre pour la première fois que les femmes athlètes de haut niveau, comme leur homologues masculins, ont une mortalité très inférieure à celles de leurs compatriotes.

Outre ses effets positifs avérés sur la santé physique et psychique au quotidien, le sport, et ses disciplines olympiques, n’exposent ni les hommes ni les femmes à un sur-risque de mortalité, bien au contraire.

Quel que soit le niveau, chacune et chacun en tire bénéfice à long terme.

Lire le communiqué (en format pdf)

► Référence : Mortality in women and men French Olympians: A 1948-2013 cohort study. Auteurs: Juliana S. Antero-Jacquemin, Grégoire Rey, Andy Marc, Frédéric Dor, Amal Haïda, Adrien Marck, Geoffroy Berthelot, Alain Calmat, Aurélien Latouche, Jean-François Toussaint. The American Journal of Sports Medicine, mars 2015.

► Contact : Juliana Antero-Jacquemin / IRMES, Institut de Recherche bioMédicale et d’Epidémiologie du Sport / email: juliana.antero@insep.fr

L’IRMES (Institut de Recherche bioMédicale et d’Epidémiologie du Sport) est un institut de l’INSEP (Institut National du Sport, de l’Expertise et de la Performance ; Ministère de la Ville, de la Jeunesse et des Sports), de l’Université Paris Descartes (EA 7329), de l’Assistance Publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP, CIMS), agréé par le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche.

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